Les conditions macro-économiques qui prévalaient au second trimestre se sont poursuivies, avec une croissance économique mondiale toujours soutenue mais marquée par de fortes disparités géographiques.

Portée par la réforme fiscale mise en œuvre par l’administration Trump, la croissance économique américaine a accéléré, portant le taux de chômage à des plus bas historiques, soutenant les résultats d’entreprises et malgré la poursuite du resserrement monétaire initié par la Réserve Fédérale. Cette dernière maintient son rythme de relèvement des taux d’intérêt à court terme, 3 hausses depuis le début de l’année et une quatrième hausse de 0,25% prévue d’ici la fin de l’année.

Cette sortie progressive de la politique monétaire ultra accommodante de la Réserve Fédérale, porte les taux à court terme à 2,25% et entraîne une hausse des taux d’intérêt à long terme renforçant le dollar contre l’ensemble des monnaies.

Ces deux éléments ont fortement impacté un certain nombre de pays émergents, pénalisés par la baisse de leur devise et par le renchérissement du coût de leur dette très souvent libellée en dollar, dans un contexte global de baisse du prix de nombre de matières premières, hormis le pétrole. Les difficultés de ces pays ont particulièrement été illustrées courant août par la crise turque, résultant de la forte dépréciation de la livre depuis le début de l’année, exacerbée par une crise diplomatique avec les USA, créant ainsi les conditions d’une panique bancaire entraînant des ondes de choc fortes sur le secteur bancaire européen.

A contrario, les pays exportateurs de pétrole ont bénéficié de la poursuite de l’appréciation du prix du baril dans un contexte de rétablissement par les États -Unis des sanctions contre l’Iran ayant pour effet quasi immédiat la très forte chute des exportations de ce pays.

En Europe, les conditions macro-économiques sont demeurées stables, avec une poursuite de la croissance mais à un rythme plus faible que l’an passé, une décrue du chômage, des résultats d’entreprises de bonne facture dans leur ensemble. Dans un environnement monétaire stable, la BCE maintient encore sa stratégie de taux d’intérêt négatifs afin de soutenir la croissance.

La situation est identique au Japon avec en outre une bonne visibilité au niveau politique, le premier ministre Monsieur Abe ayant été reconduit dans ses fonctions jusqu’en 2021.

Enfin, le troisième trimestre a de nouveau été marqué par les négociations commerciales entre les USA et ses principaux partenaires : alors qu’un accord a été trouvé avec le Canada et le Mexique pour modifier les termes de l’accord ALENA, les négociations se poursuivent avec l’Union Européenne, le Japon et la Chine.

Dans ce contexte, les marchés d’actions mondiaux ont au troisième trimestre évolué en ordre dispersé :

  • les marchés américains ont à nouveau progressé grâce en grande partie à la forte dynamique des valeurs technologiques
  • les marchés européens ont pâti de la crise turque au mois d’août et des fortes incertitudes sur l’Italie en fin de trimestre. Le marché allemand a en outre une nouvelle fois été pénalisé par les menaces commerciales américaines, notamment envers l’industrie automobile
  • les marchés des pays émergents dans leur ensemble ont souffert de la hausse du dollar et ont poursuivi leur recul.

Les nombreuses incertitudes qui pèsent actuellement sur les marchés d’actions mondiaux, aux premiers rangs desquelles se placent pour un investisseur européen le bras de fer sur le budget entre le gouvernement italien et la Commission Européenne, les difficiles négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, l’issue des négociations sur le Brexit, nous conduisent à être plus sélectifs dans les prochains mois.

Rédigée par l’équipe de gestion.

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La présente analyse n’est valable qu’au moment de la rédaction du présent rapport.

 

Rédigé le 15 octobre 2018 par l’équipe de gestion

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