Durant ce deuxième trimestre 2021, les marchés d’actions internationaux ont poursuivi leur marche en avant, battant à nouveau des records historiques ou s’en approchant.

Les marchés des pays développés ont maintenu leur surperformance par rapport aux pays émergents (progression de 6,30% sur le trimestre et de 16,73% sur le semestre pour l’indice mondial MSCI World, dividendes nets réinvestis (DNR), progression de 3,64% sur le trimestre et de 10,91% sur le semestre pour l’indice MSCI Emerging Markets DNR, pour un investisseur en euros).

Les actions de la zone euro n’ont quant à elles pas confirmé au 30 juin leur avance du premier trimestre sur les actions américaines, l’indice S&P DNR clôturant le semestre sur une hausse de 19% pour un investisseur en Euro, l’indice européen Eurostoxx 50 DNR progressant pour sa part de 15,03%.

Les marchés d’actions ont pris acte de la révision à la hausse des prévisions de croissance économique en 2021 et 2022 : l’OCDE vient de revoir ses chiffres et s’attend maintenant à une croissance économique mondiale de 5,8% en 2021, puis de 4,4% en 2022, contre respectivement 4,2% et 3,7% précédemment. Les Etats-Unis seraient le moteur de cette reprise, avec une croissance de 6,9% cette année.

Les plans massifs de soutien aux économies en 2020, puis ceux de relance, tout aussi conséquents, favorisent ce véritable boom. La confiance des ménages est bien orientée, la consommation est soutenue partout et profite de la ré ouverture de nombreux secteurs, le moral des chefs d’entreprises est au beau fixe. Les entreprises bénéficient de ce contexte exceptionnel et annoncent pour la plupart d’entre elles des hausses de bénéfices pour les trimestres à venir.

Ce redressement marqué des économies est illustré par la hausse spectaculaire du prix du baril, qui après avoir atteint un plus bas à 20 dollars pour le Brent en mai 2020, atteint à fin juin à nouveau ses plus hauts de 2019 à plus de 75 dollars.

Quelques incertitudes demeurent ou apparaissent cependant :

  • Le contexte sanitaire : si les pays développés ont réussi à vacciner une part importante de leur population, la situation est beaucoup plus contrastée au niveau mondial. Or ce déséquilibre favorise l’émergence de nouveaux variants. Le contrôle de la pandémie ne pourra être réalisé que par une vaccination massive dans toutes les régions du globe, anticipée au mieux à fin 2022 voire 2023. D’ici là, les économies restent à la merci d’une résurgence de l’épidémie, conduisant à nouveau dans certains cas à des confinements partiels comme en Australie ou plus près de nous au Portugal récemment.
  • L’inflation : la désorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales, la très forte reprise de la consommation, la pénurie de main d’œuvre, la hausse des prix de l’énergie et des matières premières alimentent pour le moment un retour de l’inflation sur des niveaux qui n’avaient pas été atteints depuis fort longtemps. A ce jour les banques centrales, Réserve Fédérale américaine en tête, considèrent que ces niveaux sont transitoires ; dès que tous les goulots d’étranglement auront été résorbés (reconstitution des stocks, moindre pression sur le fret, retour à l’emploi de tous les salariés), ces pressions inflationnistes disparaîtront. Certaines voix dissonantes s’élèvent cependant, pointant du doigt l’ampleur des plans de relance (notamment aux USA où ils représentent plus de 15% du PIB, du jamais vu et alors même que l’administration Biden vient de faire voter un plan pour les infrastructures de 1.200 milliards de dollars sur 8 ans), vecteurs d’une inflation qui pourrait être plus durable qu’anticipé. Cette possibilité n’est pour le moment pas retenue par les investisseurs : les taux américains à 10 ans, qui s’étaient tendus jusqu’à 1,75% au cours du premier trimestre se sont repliés en deçà de 1,50% à fin juin, permettant à l’indice Nasdaq de clôturer le semestre en hausse de 12,54% alors qu’il était quasiment à l’équilibre à fin mars.
  • L’évolution des politiques monétaires des banques centrales : l’économie américaine étant la plus avancée dans le cycle de reprise, la Réserve Fédérale commence à communiquer sur la réduction graduelle des mesures exceptionnelles d’achats d’actifs (tapering), pour le moment prévue à partir de la fin de l’année, ainsi que sur des hausses progressives des taux directeurs pour 2023. Ce calendrier est à ce jour celui retenu par les marchés, mais toute modification, notamment sur le caractère transitoire de l’inflation, qui conduirait à une accélération de ce calendrier, pourrait induire de la volatilité sur les marchés. La BCE pour sa part maintient sa politique actuelle, mais certaines voix s’élèvent pour appeler également à la fin prochaine des mesures d’achats d’actifs.

Dans ce contexte, considérant que la plupart des bonnes nouvelles à venir sont déjà bien valorisées par les marchés, nous avons maintenu sur le trimestre des liquidités dans les portefeuilles. Nous conservons cette approche compte tenu des raisons évoquées plus haut et dans l’attente notamment de signes plus tangibles ou non, d’une reprise plus forte que prévu de l’inflation.

Nous maintenons un biais positif sur les actions européennes par rapport aux actions américaines. Nous privilégions toujours les entreprises offrant des perspectives de croissance des résultats et des marges attractives, capables en outre de répercuter les hausses des coûts auxquelles elles doivent faire face. Lors de la saison prochaine de publication des résultats du deuxième trimestre, qui donnera l’occasion aux chefs d’entreprise d’esquisser leurs anticipations pour le second semestre, nous serons particulièrement attentifs aux titres bénéficiant de valorisations élevées, qui ne permettent aucune déception sur leurs résultats.

Enfin nous étudions avec une attention particulière toutes les opportunités qui s’ouvrent pour des entreprises innovantes dans le domaine de l’économie verte, grand sujet au cœur du plan de relance européen en cours de déploiement.

Rédigée le 02/07/2021 par l’équipe de gestion.

 

Source : Bloomberg

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Tableau de suivi des performances des fonds Wargny-BBR et des indices Mondiaux au 25/06/2021 : tableau

 

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